Durée : 2 x 52 minutes
Diffuseur : AMI-télé
Année de production : 2016
Format : Documentaire

Pérou 2008. Jean-François Martin est en route vers le sommet du Machu Picchu, un groupe de six jeunes atteints de trisomie 21 marchant dans ses pas. À peine entré dans l’antique cité inca, Jean-François se surprend à rêver… d’une prochaine aventure.

Ce professeur de cégep s’imagine alors avec ses étudiants en techniques d’éducation spécialisée, portant sur leur dos une personne atteinte de déficience motrice. « Quel formidable cadeau ce serait si on pouvait prêter nos jambes à ceux qui n’ont pas accès aux plus beaux décors du monde! » Jean-François imagine sans mal les émotions que susciterait le partage de moments aussi inoubliables.

À son retour du Pérou, son rêve se fait plus pressant; si bien qu’il commence à échafauder des plans. Il rencontre bientôt une jeune femme handicapée qui s’est amusée à découvrir des endroits inaccessibles, accrochée au dos de son copain. Cette histoire lui donne littéralement des ailes!

Jean-François mettra quelques années à réunir les conditions propices à la concrétisation de son noble projet. Plus de six ans, en fait. En juin 2016, Jean-François s’envole vers les Açores à la tête d’un groupe de dix étudiants en techniques d’éducation spécialisée du Cégep du Vieux Montréal. Quatre personnes à mobilité réduite les accompagnent. Quatre jeunes adultes, incapables de se mouvoir seuls, auxquels les étudiants « prêteront leurs jambes ». Pour la première fois de leur vie, ils prendront part à un trek sur les sentiers escarpés de l’île de São Miguel, à la conquête de lieux autrement inaccessibles pour eux.

Ces jeunes adultes se lancent sans filet dans une aventure à la finalité inconnue. Une valse des émotions où l’expression « don de soi » prendra tout son sens et où tous devront inévitablement sortir de leur zone de confort. Car au-delà des randonnées « pédestres », aidés et aidants vivront ensemble 24 heures par jour, durant deux semaines, dans des conditions de vie spartiates et un environnement non adapté aux besoins spécifiques des participants à mobilité réduite. Leur aventure en sera donc une de partage, de découverte de l’autre, mais surtout de soi-même.

Le genre d’expédition dont on revient avec un souvenir impérissable… Celui d’avoir repoussé ses propres limites.